FIMU - Le festival a flirté avec la barre des 80.000 spectateurs en trois jours
le 14/06/2011 à 00:00 par Guillaume Minaux
Généreux Fimu !
[...] Cette année, environ 75 à 80.000 personnes ont dansé, chanté, souri, ont été secrètement bouleversés par une voix, un riff de guitare ou un passage de la première symphonie de Mahler. Et ça aussi c'est généreux. [...]
L'Est Républicain - 14 juin 2011
par Didier Fohr
Par Charlotte Gorzala
Mélo’dix, l’orchestre qui monte
Samedi matin, 10h, dans le théâtre Bernard-Marie Koltès de Nanterre. Les musiciens se mettent en place pour l’accord, le chef râle gentiment contre les quelques retardataires. Le silence se fait dans l’orchestre quand le premier violon se lève pour l’accord.
En 1999, Fabrice Parmentier, chef de Dix de Chœur, le chœur de l’Université de Nanterre, organise une première rencontre avec quelques musiciens pour une ébauche
d’orchestre. Au départ, l’ensemble est composé de six musiciens réunis pour accompagner le chœur, mais le chef a vite envie d’en faire un vrai orchestre.
À la rentrée 2000, une centaine de tracts est distribuée pour faire connaître l’orchestre par les étudiants et recruter un maximum de musiciens. Dans le même
temps, Mélo’dix devient une véritable association : après plusieurs allers-retours à la préfecture de Nanterre et des semaines d’attente, Mélo’dix est enfin dans le Journal
Officiel.
Depuis dix ans maintenant, l’effectif de l’orchestre ne cesse de grandir, et avec lui ses ambitions musicales. À présent, l’orchestre ne donne pas moins de
cinq concerts par an, et aborde des pièces majeures de la musique symphonique classique et romantique, ainsi que de nombreuses partitions du XXe siècle.
« Il y a un avant et un après Mélo’dix »
Le projet de Mélo’dix en 2011 est ambitieux ; jouer la première symphonie de Mahler, particulièrement difficile, est un peu fou pour des amateurs. Surtout que la
licence de musicologie, qui apporte un vivier d’étudiants musiciens, n’est pas proposée à Paris X.
Pour pallier à cette difficulté, l’orchestre a mis en place une importante campagne de recrutement. « Grâce à la publicité faite par nos musiciens auprès de
leurs collègues instrumentistes et au bouche à oreille qui s’ensuit, nous avons atteint un nombre record de musiciens cette année. Mais il reste des pupitres incomplets car notre programme
demande un gros effectif » nous renseigne Clémentine Richard, 22 ans, présidente de l’association et étudiante à Paris VII.
L’orchestre continue donc son recrutement principalement dans les facs et dans les conservatoires. Mélo’dix est en effet composé d’étudiants de toutes les
universités (Nanterre, mais aussi la Sorbonne, Jussieu…) issus de toutes les filières (sciences humaines, médecine, informatique…).
Cependant, il est aussi constitué d’étudiants en musique qui se vouent au métier de musicien. Pour Albane Bauduin, 25 ans, étudiante en piano au conservatoire
régional d’Aubervilliers-La Courneuve, violoniste à Mélo’dix, « dès la première répétition, j’ai été séduite par l’atmosphère sympathique de l’orchestre. La structure est attachante : au-delà
des liens musicaux, ce sont des liens amicaux que nous avons tissé ensemble. Il y a dans ma vie un avant et un après Mélo’dix ».
« La venue de Sarah Nemtanu est une chance immense
pour Mélo’dix et pour chacun d’entre nous »
Récemment, Sarah Nemtanu est venue faire répéter les violons. Son expérience de premier violon solo de l’Orchestre National de France qu’elle a partagé
généreusement avec les étudiants leur a beaucoup apporté sur le plan musical et a démultiplié leur motivation. Pour Mehdi Bouraï, 25 ans, premier violon de l’orchestre, qui a obtenu son prix
de violon en 2008 à Rueil et qui est actuellement en thèse à l’Institut Pasteur, « travailler avec Sarah a été génial. Elle nous a mis en confiance et la répétition s’est déroulée dans une
atmosphère détendue, mais efficace. C’est une chance immense pour Mélo’dix, et pour chacun d’entre nous sur le plan personnel ».
Du point de vue de Fabrice Parmentier, il est important de se mettre à la portée de ceux qui s’intéressent à la musique classique. « Nous faisons salle comble à
la fac à chaque concert. L’ambiance de nos concerts n’est pas celle du public habituel et habitué des concerts classiques : on siffle, on crie ; c’est un public beaucoup plus jeune et c’est
ce qui nous plaît. » Pour lui, faire de la musique c’est « partager un engagement, une émotion. »
A cette atmosphère de partage s’ajoute la grande progression de l’orchestre que Fabrice Parmentier commente : « Nous faisons de plus en plus de concerts de
meilleure qualité. Nous pouvons désormais réellement interpréter notre répertoire car nous dépassons la difficulté technique. Du coup j’ai changé de démarche, j’apporte plus de références
musicologiques plutôt que du travail sur les notes. » Vivement le concert du 29 mars, que l’on découvre enfin le travail titanesque de Mélo’dix !
Claire Barrois pour Contrepoint
« Quel bonheur d’étudier dans une université dotée d’un théâtre comme celui du Bâtiment L de l’université Paris X, qui accueille de nombreux spectacles et concerts ! Ainsi, le 19 mai, le théâtre Bernard-Marie Koltès a ouvert ses portes à un public venu nombreux pour écouter l’orchestre de l’université, mélo’dix, et son chœur, le dix de chœur. Au programme, la deuxième symphonie de Brahms et le Gloria de Poulenc.
Le silence tombe sur la salle pendant que les musiciens s’installent et s’accordent.
Puis, d’un coup de baguette, Fabrice Parmentier donne le départ. Sous sa direction, l’orchestre entame la symphonie n°2 de Brahms sous l’œil et l’oreille attentifs du spectateur qui se laisse totalement transporter. Il faut dire que l’orchestre, bien qu’amateur, possède un très bon niveau et joue avec talent malgré quelques notes incertaines et une couleur pas toujours homogène.
Après une courte pause, voilà en deuxième partie du concert, le Gloria de Poulenc. L’orchestre et le chœur se mettent en place. Les premières notes de l’œuvre fusent et la magie opère. L’alliance du chœur et de l’orchestre, bien agencée, a le pouvoir d’émouvoir le spectateur. De nombreuses personnes découvrent le Gloria de Poulenc ce soir-là, avec ses couleurs et ses rythmes si particuliers et elles sont conquises. La chorale, bien qu’un peu faible dans le morceau n°3 de la pièce, l’a tenue jusqu’au bout. La soprano soliste, Bénédicte Hilbert, a su charmer l’auditoire par sa voix magnifique. On oubliera quelques démarrages un peu lents au profit de la tenue impeccable de ses phrases, parfaitement conduites et homogènes. Au final, un très beau concert qui a conquis son public.
Si vous avez manqué le concert, retrouvez Mélo'dix et Dix de Chœur le dimanche 21 juin 2009 à 19h à la maison de la musique de Nanterre (8 rue des Anciennes Mairies, RER A Nanterre-Ville).
Au programme :
- Extraits du Gloria de Poulenc avec Dix de Choeur (soprano : Bénédicte Hilbert)
- Danse Macabre de Saint-Saëns (violon : Mehdi Bouraï)
- Perpetuum Mobile de Strauss fils
L’entrée est libre, profitez-en ! »
Lucie Pitzalis (L1)
http://blogshumanites.u-paris10.fr/node/56
Soumis par lucie.pitzalis le sam, 06/20/2009 - 19:30